Santé
Les RTT sèment le trouble dans les hôpitaux
Publié : samedi 26 novembre 2011 à 18:41
Les praticiens ont jusqu’au 31 décembre prochain pour prendre leurs journées de RTT cumulées depuis 2002. Un véritable casse-tête pour assurer le bon fonctionnement des hôpitaux. Les syndicats préconisent le paiement de ces RTT pour sortir de cette impasse.
Depuis 2002 les personnels de santé cumulent leurs jours de RTT. Un accord gouvernemental permettait aux praticiens soit de récupérer ces journées ou de se les faire payer. Aucun délai n’était alors fixé.
Mais le personnel médical a appris qu’il a jusqu’au 31 décembre pour prendre ces jours de congés sinon ils seront perdus. Le docteur Patrick Tron, représentant régional de la confédération des praticiens des hôpitaux, dénonce cette mesure qui sème le trouble dans le milieu hospitalier. Il explique que "pour des raisons d’effectifs, on n’a pas réussi à prendre ces fameux congés et il y a maintenant un temps considérable. La menace c’est bien sûr de les prendre avant qu’ils ne soient supprimés. D’un seul coup, c’est un problème considérable en terme de soins pour la population".
Si les médecins concernés prenaient leur RTT, c’est le bon fonctionnement des hôpitaux qui serait affecté. La permanence des soins ne serait alors pas assurée. Certains praticiens ont cumulé près de six mois de RTT et le coût total de ces jours cumulés s’élève à six millions d’euros.
L’accord sur les RTT signé entre le gouvernement et les représentants des hôpitaux visait à combler le manque de médecins dans le secteur public. Mais si les médecins étaient amenés à prendre leurs jours de congés cumulés, le relais ne serait pas assurer dans les hôpitaux. Une seule solution est envisagée par Patrick Tron, "nous on est plutôt favorable à pouvoir payer ces congés pour ne pas avoir à les remplacer".
Les solutions proposées jusqu’à présent par les syndicats ont été rejetées par le gouvernement.
Vos réactions :
il y a 2 réactions.Déjà en 85-86
Le directeur de l’hôpital avait décidé (?) de ne pas payer les gardes aux Internes. Mais il leur proposait de "récupérer" 1/2 journée par garde effectuée "gratuitement"... On était 30, et j'ai été le seul à refuser, arguant que je n'avait pas besoin de temps libre supplémentaire, et que tout travail méritait salaire. Donc, 29 bœufs (ou vaux) ont accepté, et le caractériel de service s'est fait remarquer. J'ai dit que je ne ferai aucune garde, et que si j'étais à la place du directeur, je n'engagerais pas ma responsabilité pénale et civile à faire un tableau de garde sur lequel je savais sciemment que l'interne ne serait pas là . Alors, il m'a dit que l'on allait voir ce que l'on allait voir, qu'il écrivait sur le champs au Doyen pour me faire radier, qu'il déposerait plainte à la gendarmerie pour abandon de poste, insubordination (?), etc...
Il ne m'a pas mis sur le tableau de garde, et que je n'ai rien vu... Sauf que les 29 autres péteux ont fait des gardes de 24 et 48 heures (WE), sans être payé. (A l'époque, c'était environ 200 francs les 24 heures, soit 30 euros, moins de 10 francs de l'heure). J'ai ressenti une haine sourde et tenace des 29 internes envers moi, une jalousie malsaine de frustrés, une envie de se venger sur moi de leur lâcheté.
Mon visage serein et reposé par des nuits de repos publiait quotidiennement leur stupidité.
Mais le meilleur était à venir...
Ces couillons de la lune se sont mis dans l'idée de cumuler leurs 1/2 journées, et quand ils auraient effectué 11 gardes de 24 heures non payées, ils prendraient une semaine de congé supplémentaire !
Au bout de 5 mois, ils se sont présenté au dirlo pour déposer leurs "congés"... Ils se sont fait opposer une fin de non recevoir sous prétexte que cela allait désorganiser les services... Point barre.
Donc, au final, pas d'argent, pas de récupération, et du travail gratuit !
Moralité : SI ON NE TE PAIE PAS, NE TRAVAILLE PAS.
Quand la santé n’est plus qu’une ligne budgétaire ...
Voilà ce qui arrive quand on considère la santé comme un produit économique. On oblige les professionnels de santé a travailler de plus en plus, on gèle les emplois, du coup, le secteur est bouché. Quand on aura plus de médecins, de pharmaciens et d'infirmières et que les malades mourront faute d'être soigné alors la sécu fera enfin des économies ... un patient mort coûte moins cher qu'un patient malade ... Désolé pour le cynisme, mais la réalité de la santé n'est plus rose depuis longtemps et la loi HSPST ne va faire qu'empirer les choses ! Vive les soins à deux vitesses !
.: Laisser un message :.























article lié : Les voitures sono autorisées pendant la campagne


























































