Santé
Opération Kass Moustik aujourd’hui et demain
Publié : samedi 10 décembre 2011 à 05:58
La lutte contre le chikungunya et la dengue reprend ses droits en raison d’un contexte climatique favorable à la multiplication des moustiques, selon l’ARS-OI (Agence de Santé de l’Océan Indien). Pour pallier à un risque épidémique, l’intensification de l’opération Kass Moustik, 10ème édition, est prévue aujourd’hui 10 et demain 11 décembre sur le département.
A l’approche de l’été austral, l’île de la Réunion est en proie à des risques majeurs de propagation des maladies transmises par les moustiques. La réapparition de l’espèce Aedes, vecteur des pathologies du chikungunya et de la dengue, est fortement à craindre, sans parler des risques de contamination importée avec l’arrivée sur le département de voyageurs revenant des zones infestées.
« Le chikungunya, j’oublie pas ». C’est le mot d’ordre retenu cette année dans le cadre de la campagne de prévention Kass Moustik. « L’objectif est de promouvoir l’adoption des bons gestes d’élimination des gîtes larvaires, grâce à des actions individuelles et collectives », souligne l’Agence de Santé de l’Océan Indien.
Après la diffusion des affichages, des spots vidéo et radio depuis le début de la campagne anti-vectorielle le 5 décembre, les agents de l’ARS-OI descendront sur le terrain tout au long de ce weekend pour intensifier la lutte. Au total, 383 personnes issues des communes et associations prendront part à l’opération sous l’encadrement de 63 agents de l’agence régionale. Diverses actions de sensibilisation et d’information sont prévues un peu partout dans l’île. Des animations pédagogiques seront notamment organisées dans les quartiers, les écoles, …
Comme à chaque opération Kass Moustik, des visites chez l’habitant sont aussi programmées, où il sera question de :
- Repérage et destruction des gîtes larvaires autour des habitations
- Rappel des bons gestes :
· Eliminer ou vider chaque semaine les récipients d’eau stagnante autour de la maison (coupelles sous les pots, déchets, pneus …),
· Nettoyer régulièrement les gouttières,
· Empêcher les moustiques de pondre dans les fosses septiques et les collecteurs d’eau pluviale
· Respecter les jours de collecte des déchets,
· Se protéger des piqûres de moustique et consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes.
« Le repérage et l’élimination régulière de ces gîtes larvaires par chaque réunionnais, autour de son habitation, et au moins une fois par semaine, reste le moyen le plus efficace pour freiner la prolifération du moustique et se protéger des maladies qu’il peut transmettre », insiste l’ARS-OI.
Pas moins de 113 actions d’animation et de mobilisation sociale seront organisées sur tout le département pendant la durée de la 10ème opération Kass Moustik qui s’étend du 5 au 11 décembre 2011. « Ces actions (…) toucheront un très large public, que ce soit en porte à porte, ou lors de manifestations pédagogiques ou culturelles », précise l’agence régionale de santé.
« La Réunion est particulièrement vulnérable au risque d’épidémie de dengue et de Chikungunya », conclut l’ARS-OI qui précise que « Chacun a un rôle à jouer dans la lutte contre les moustiques ».
En 2010, une centaine de cas confirmés de chikungunya ont été enregistrés sur toute l’île. Les autorités sanitaires ont également fait état d’un cas autochtone qui avait été découvert au mois de mars dans la commune de Saint-Paul.
Vos réactions :
il y a 2 réactions.ce qu’on ne dis pas forcément
Je suis tout a fait d'accord avec le principe que si tout le monde fait une action quotidienne d'éliminer les gites larvaires ça favorise la réduction du nombre de moustiques, cependant je suis contre l'emplois des produits anti-moustiques qui porte atteinte à la faune réunionnaise, rien que de voir la disparition de mon jardin d'un bon nombre d'insectes pendant un temps après leur passage, et pas forcément celle des moustiques... Aussi bien qu'on ne nous informe pas sur la nature des produits employés qui semblent fortement néfastes pour nôtre propre santé, alors comment savoir s'ils sont sans danger pour la population ?
Une lutte anti-moustique permanente !
Je suis effaré de voir tous les week-ends des vendeurs de fleurs coupées installés devant le cimetière marin de St Pierre. Qui dit fleurs coupées dit vase et dit eau. Pas de meilleur cocktail pour faire ardemment proliférer l'Aedes (Stegomyia) albopictus ou l'Aedes aegypti respectivement vecteur du Chik et de la dengue. J'habite sur le front de mer et, bien qu'aucune zone humide ne jouxte mon domicile, les vents dominants du Sud poussent les buveurs de sang (pas sitarane mais les moustiques) du cimetière vers chez moi et bien sur on se fait plomber de piqures. Ces opérations Kass Moustik me donne l'impression que des pouvoirs publiques veulent se donner bonne conscience. Ne serait-il déjà pas utile de supprimer purement et simplement les ventes de fleurs coupées devant le cimetière et interdire les fleurs coupées dans le cimetière, tel que le prescrit le manuel de lutte permanente contre le vecteur de la dengue à la Martinique. A ma connaissance, les moustiques se reproduisent tout au long de l'année et pas uniquement en période estivale.
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