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Politique
Andry Rajoelina dit "non" à l’amnistie de Marc Ravalomanana
Publié : vendredi 27 janvier 2012 à 18:37
Le président malgache de la Haute Autorité de Transition, Andry Rajoelina, a répondu par un "non" catégorique à la résolution de Pretoria qui prévoit une amnistie de l’ancien chef d’Etat Marc Ravalomanana avant le 29 février prochain et son retour "sans condition", rapporte le quotidien Express de Madagascar.
"Aucune nation, dans le monde, ne peut nous obliger à accorder une amnistie en faveur d’une personne qui a commis un crime de sang", a riposté Andry Rajoelina, hier, en réponse à la décision prise à Pretoria durant la "réunion d’urgence organisée par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) avec les signataires de la Feuille de route malgache mardi sur le cas de l’ancien président Marc Ravalomanana.
Lors de ses déplacements dans le Grand port, dans l’est du pays jeudi, le président de la Transition a entre autres souligné que l’amnistie doit être précédée de la mise en place du comité en charge de la réconciliation nationale. Il semble ainsi remettre en cause les quatre semaines fixées à Pretoria pour l’application des autres dispositions définies dans le document-cadre afin d’accélérer le processus de sortie de crise à Madagascar.
Par ailleurs, interrogé sur le retour compromis de Marc Ravalomanana samedi dernier, Andry Rajoelina a déclaré avoir agi en tant qu’homme responsable en décrétant une note pour interdire l’accès de l’espace aérien malgache à l’avion d’Airlink ce jour là. "Il n’est plus question de martyriser le peuple malgache pour avoir des intérêts particuliers. (...) Je dois prendre les responsabilités y afférentes".
Les pourparlers entre les parties prenantes de la feuille de route semblent donc une nouvelle fois bloqués sur cet article 20 prévoyant le retour sans condition des exilés politiques au pays. D’ailleurs, en marge de son intervention durant la réunion d’urgence à Pretoria, le vice-ministre sud-africain des Relations internationales, chargé du dossier Madagascar, Marius Fransman, a déjà soulevé que "malgré la formation d’un gouvernement d’union nationale ces derniers mois, la question qui demeure en suspens est celle de l’article 20 de la Feuille de route qui stipule que tous les exilés politiques, y compris monsieur Marc Ravalomanana, doivent rentrer sans condition".
Vos réactions :
il y a 3 réactions.DEMOCRATIE
UN PRESIDENT CHASSE UN AUTRE CREER LA CONFUSION AU SEIN DE SON PAYS MORT DESTRUCTURATION ,A TOUS LES NIVEAUX ON APPEL SA LA DEMOCRATIE
Et vous
Et vous monsieur autoproclamé président non élu. C'est qui devait vous présenter au tribunal Pénal International, en ordonnant vos mutins à tirer la foule que vous avez envoyer au palais présidentiel le 07 février 2009. Selon le témoignage de votre ancien compagnon qui paie de sa santé à la réunion. Vous essayer de rester au pouvoir pour continuer de vous enrichir, sans se soucier du sort des 20 millions de malgaches. Rien ne marche à part votre sale affaire avec vos bandes. Vous ne méritez votre place. Cela fait 3 ans que vous malmenez les malgaches. Mais rien n'est éternel.
Il doit être condamné comme un particulier
C'est normal, ce n' est pas aux autres pays de décider les lois.
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