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Les tendances de la société
Vous avez dit crise ?
Publié : mardi 22 décembre 2009 à 19:20
- Modifié : 22/12/2009 à 13:15
Connaissez-vous le point commun entre Flake la première barre chocolatée et Joy de Patou le parfum le plus cher du Monde, et le Baileys un alcool à base de crème de Whisky, et le CD ? Ces produits ont tous été lancés en période de crise, respectivement 1920, 1929, 1974 et 1982, surprenant, non ?
En réalité l’innovation et les nouveaux produits sont encore plus stimulés en période de récession car ils permettent aux marques de ressortir de manière encore plus forte après une crise.
Qu’en est-il de la crise que nous traversons aujourd’hui ?
Alors que la durée de la crise européenne la plus longue depuis le début du siècle a été de 16 mois, les experts s’accordent sur le fait que la crise actuelle est sans précédent et devrait s’inscrire dans la longueur. Mais ils divergent sur le type de reprise, ce qui n’est pas rassurant ; cependant, parmi les X hypothèses en L, V, U, la majorité pense aujourd’hui qu’une reprise en W est la plus probable, à savoir une rechute après la reprise que nous connaissons en ce moment.
Malgré cela, des exemples comme ceux évoqués précédemment commencent déjà à apparaître : le parfum Parisienne, lancé en août dernier, est le plus grand succès des parfums Yves Saint Laurent depuis vingt cinq ans, le Club Med s’apprête à devenir le leader des vacances haut de gamme tout compris.
A l’opposé de ces succès de produits premiums, les produits alimentaires premiers prix et les fameux produits MDD, marques aux enseignes des distributeurs, voient leurs ventes se renforcer au détriment des grandes marques, ce parce qu’elles sont perçues comme ayant un très bon rapport qualité prix.
Comme en métropole, Ipsos observe à La Réunion un retour du moral (c’est-à-dire une meilleure évaluation de sa situation actuelle) et de la confiance (c’est-à-dire davantage d’optimistes pour l’évolution de sa situation dans les prochains mois) des ménages mais on est loin de retrouver les niveaux que nous avions l’habitude de constater. Le sujet de préoccupation majeur des Réunionnais continue de progresser : le chômage, mais surtout, le sentiment d’exclusion et de pauvreté est de plus en plus présent, occupant maintenant depuis un an le podium des inquiétudes. Phénomène encore plus inquiétant, les foyers les plus défavorisés, ceux qui doivent se priver chaque mois pour équilibrer leur budget sont plus nombreux qu’avant la crise, leur nombre étant en hausse de 15%.++++
Il faut faire des arbitrages
Et pourtant, la fréquentation des magasins et des centres commerciaux ne laisse pas préjuger que la consommation a fortement chutée mais c’est malheureusement de plus en plus le cas pour une part de plus en plus importante d’entre nous. Et la visibilité de ces caddies bien remplis ou le fait de penser que chacun arrive à se débrouiller par un travail non déclaré n’empêche pas cette réalité d’être de plus en plus criante et de toucher progressivement de plus en plus de Réunionnais.
En atteste le fait que les achats de cadeaux de Noël et les dépenses de fêtes de fin d’années se feront de plus en plus au dernier moment, de façon similaire à l’an dernier. Comme les métropolitains, un réunionnais sur deux a l’intention de moins dépenser cette année pour les fêtes, la décoration étant le poste le plus touché alors que les dépenses pour les repas devraient être les plus épargnées. En outre, 7 réunionnais sur 10 préfèreraient cette année recevoir de l’argent plutôt que des cadeaux ; ce phénomène, autrefois plébiscité uniquement par les adolescents, touche aujourd’hui la plupart d’entre nous et en particulier les plus défavorisés.
De plus en plus, j’ai malheureusement l’impression que le fossé se creuse entre ceux qui se privent peu voire pas du tout, et ceux qui ont de plus en plus de difficultés financières.
De nouveaux comportements de consommation se développent, le mot d’ordre les résumant le mieux étant : « dépenser moins, différemment et pas à n’importe quel prix ».
Illustrations de ces nouvelles habitudes : on reporte les achats importants, on fait des arbitrages au quotidien, les dépenses sont plus réfléchies, moins impulsives, on essaie de faire des économies en consommant moins, l’essentiel est privilégié au superflu, on chasse les bonnes affaires, on stocke les promotions, …
Autre exemple montrant que les attitudes changent progressivement : alors que le low cost automobile a rencontré très peu de succès à son lancement, lié à la place bien spécifique de la voiture dans le cœur des Réunionnais, on croise de plus en plus souvent de Dacia, Logan ou Sandero, et bientôt le Duster devrait être une belle réussite : il s’agit du nouveau 4 x4 Dacia qui arrivera en Europe au printemps prochain.
Certains postes du budget sont moins touchés que d’autres, comme ceux des TIC (téléphonie mobile, Internet, TV Satellite …), ainsi que certains loisirs (une offre agréable comme les cinémas multiplex incite à y aller même si on se serre la ceinture sur d’autres dépenses) et les petits cadeaux, preuve que l’on peut se faire plaisir même en période difficile.
Du plaisir, partagez en avec votre famille et vos proches pendant ces fêtes de fin d’années.
Vos réactions :
il y a 1 réaction.aucune intéractivité
J'aime beaucoup vos articles mais dommage que vous ne répondez pas aux commentaires (cf article précédent). ce n'est pas un blog, c'est un article "papier"
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article lié : T.Robert chahuté par des partisans de Hoarau

























































