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Les enjeux du tourisme
René Barrieu a été directeur du Comité duTourisme de la Réunion (CTR) de 1990 (...) En savoir +
Les stars du tourisme international
Publié : vendredi 22 juillet 2011 à 18:05
La parution récente de divers rapports, dossiers, enquêtes, permet de dresser le palmarès 210-2011 du tourisme international : Tourism Highlights OMT ( Organisation Mondiale du Tourisme), baromètre Ipsos /Europ Assistance sur les vacances des européens, Index Mastercard of Global Destinations Cities, étude sur la croisière dans Géoconfluences…. Ces documents éclairent utilement sur la réalité de l’activité touristique, bien au-delà de nombre d’idées reçues.
Le tourisme international, champion de la croissance
25 millions de visiteurs internationaux concentrés sur 15 destinations en 1950, 940 millions en 2010 éclatés en plus de 150 destinations nationales, 1 milliard 600millions attendus en 2020… Les chiffres parlent d’eux mêmes.
Tout en étant sensible aux crises de tous ordres ( politiques, économiques, sanitaires… ) , le tourisme connaît depuis plus d’un demi siècle un essor qui peut paraître insolent.
En 2010, les flux ont progressé de 6,7 %, les recettes ( en monnaie constante) de 4,7 %. Pour 2011, les prévisions confirment cette croissance, certes à un taux légèrement inférieur ( 4 à 5 %), mais qui fait des envieux parmi bien des secteurs de l’économie mondiale.
Pour afficher un chiffre symbole, le tourisme international, c’est en 2010 plus de 2 milliards d’euros de dépenses par jour.
Qui plus est, il faut savoir pour apprécier à sa pleine valeur le poids économique du tourisme que le tourisme international ( c’est-à-dire le déplacement dans un pays différent de son lieu de résidence), certes le plus étudié, le plus médiatisé, le plus valorisé, n’est qu’une partie du tourisme mondial .
En réalité, c’est le tourisme interne (séjours des résidents dans leur propre pays) qui est le poids lourd du secteur et contribue le plus à sa performance économique ( 9 % du PIB mondial - source WTTC)
Sur un plan global, les flux et recettes du tourisme interne sont respectivement 10 fois et 4 fois supérieurs à ceux du tourisme international.
Vive les Vacances
Sans surprise, les vacances et les loisirs sont la première motivation ( 51 %) des déplacements touristiques devant les séjours familiaux, de santé, pèlerinages . Le tourisme d’affaires arrive en 3ième position .
Décollage immédiat
Symbole de l’évasion, l’avion est le mode de transport privilégié du tourisme ( 51 %) devant la voiture.
Loin derrière ,le train ( 2%) a perdu de sa gloire, alors qu’il a été ,à l’origine,la locomotive du tourisme moderne.
Mais attention à l’amalgame avion -voyage lointain et à l’image séduisante mais réductrice de l’avion décollant vers une île exotique.
Le tourisme international traduit avant tout des déplacements entre pays d’une même zone géographique. Les voyages lointains ne représentent que 20 % des séjours, même si leur part doit augmenter dans les prochaines années.
La percée des économies émergentes
Aujourd’hui, ce sont les pays dits avancés et l’hémisphère nord qui récoltent l’essentiel ( près des 2/3) des recettes touristiques.
Mais depuis quelques années, ce sont les économies émergentes ( symbolisées par les pays du BRIC) qui tirent le développement du tourisme international. Ce phénomène va d’ailleurs se poursuivre et s’accentuer .A l’horizon 2020, certains classements du palmarès seront bouleversés, à l’exemple de la Chine qui s’affirmera 1ière destination mondiale, détrônant la France.
L’Europe toujours star, mais vieillissante
Elle reste la 1ière région touristique : première destination d’accueil ( la moitié des arrivées internationales) , 1ière bénéficiaire des recettes et en même temps 1ier marché émetteur de touristes .
Beau palmarès, mais qui ne doit pas cacher la perte de parts de marché, année apres année.
En 1990, l’Europe recevait 60% des visiteurs internationaux . En 2020, elle sera descendue à 46 %
En sens enverse, l’Asie Pacifique, 2ième région sur le podium gagne des parts de marché, avec une croissance double de la moyenne
Dans ce concert, les îles du Sud de l’océan Indien ont un poids marginal ne recevant que 0,2 % des flux internationaux.
Le podium des destinations nationales :la percée de la Chine
En terme d’arrivées, la France garde la vedette précédant les Etats Unis, alors que la Chine, symbole de la poussée des nations émergentes, ravit la 3ième place à l’Espagne.
En terme de recettes, les « anciennes » tiennent toujours la barre ( Etats- Unis, Espagne, France) mais la Chine talonne la France ,qui risque de lui abandonner la 3ième marche du podium en 2011.
Les Maldives, superstar de l’océan Indien
Certes, avec 792 000 touristes en 2010 l’archipel est devancé par Maurice.
Mais en terme de croissance il est champion en toutes catégories de la zone (+ 20,7% en 2010, + 15,6 % sur les premiers mois 2011)
A ce rythme, le million de touristes est tout proche, de même que la 1ière place dans l’océan Indien.
A signaler tout particulièrement le quasi doublement de la clientèle chinoise entre 2009 et 2010. Désormais les chinois(118.000) sont la 1ière clientèle nationale.
Une concurrence redoutable pour Maurice qui ne cache pas ses ambitions sur ce marché.
Villes- destinations : les monstres sacrés résistent
Une enquête du groupe Mastercard révèle le palmarès 2011 des grandes capitales du tourisme
Sur la fréquentation, l’Europe place 5 villes dans le Top 10 et surtout Londres ( 20 millions de visiteurs annuels) et Paris en 1 et 2ième position .Bangkok occupe la 3ième place précédant les villes stars de demain : Shanghaï , Hong Kong , Dubaï.
Mais l’Europe sait aussi se renouveler : parmi les grandes villes du monde, Barcelone affiche la plus forte croissance de fréquentation.
Sur les recettes, les monstres sacrés assurent ( dans l’ordre Londres, New-York, Paris… ) , mais ils sont peu à peu rattrapés par les « ambitieuses » Istanbul, Barcelone, Dubaï ,qui connaissent une progression record.
La croisière s’amuse
Longtemps victime d’une image vieillotte ( la riche veuve américaine en goguette !) le produit croisière bat des records : 500 000 croisiéristes en 1970, près de 20 millions actuellement.
Symbole de cet essor, le lancement de onze bateaux entre 2010 et 2012 par le groupe européen Costa, filiale du n° 1 mondial,l’américain Carnival
Il est vrai qu’en quelques années, l’offre s’est diversifiée, avec de nouveaux itinéraires ( la Méditerranée s’affirmant comme 2ième destination mondiale derrière les Caraïbes). Elle s’est modernisée : de simples moyens de transport, les paquebots, toujours plus confortables malgré la course au gigantisme, sont devenus de véritables centres de séjours-loisirs (golf, spa, tennis…)
Le bateau est une destination en lui-même et l’escale n’apparaît plus aussi essentielle.
Et pour couronner le tout, les prix sont désormais plus accessibles
La mer toujours en vogue
Au-delà de tous les articles et enquêtes sur les nouvelles pratiques ( mais sans qu’il y ait d’ailleurs contradiction) les attentes privilégiées des touristes de loisirs sont le repos et la tranquillité (baromètre IPSOS – Europ Assistance sur les vacances des européens). L’image carte postale du « bord de mer » correspond à la réalité : la grande majorité des vacanciers européens ( 2/3 des partants) déclare vouloir « partir à la mer » .
25 millions de visiteurs internationaux concentrés sur 15 destinations en 1950, 940 millions en 2010 éclatés en plus de 150 destinations nationales, 1 milliard 600millions attendus en 2020… Les chiffres parlent d’eux mêmes.
Tout en étant sensible aux crises de tous ordres ( politiques, économiques, sanitaires… ) , le tourisme connaît depuis plus d’un demi siècle un essor qui peut paraître insolent.
En 2010, les flux ont progressé de 6,7 %, les recettes ( en monnaie constante) de 4,7 %. Pour 2011, les prévisions confirment cette croissance, certes à un taux légèrement inférieur ( 4 à 5 %), mais qui fait des envieux parmi bien des secteurs de l’économie mondiale.
Pour afficher un chiffre symbole, le tourisme international, c’est en 2010 plus de 2 milliards d’euros de dépenses par jour.
Qui plus est, il faut savoir pour apprécier à sa pleine valeur le poids économique du tourisme que le tourisme international ( c’est-à-dire le déplacement dans un pays différent de son lieu de résidence), certes le plus étudié, le plus médiatisé, le plus valorisé, n’est qu’une partie du tourisme mondial .
En réalité, c’est le tourisme interne (séjours des résidents dans leur propre pays) qui est le poids lourd du secteur et contribue le plus à sa performance économique ( 9 % du PIB mondial - source WTTC)
Sur un plan global, les flux et recettes du tourisme interne sont respectivement 10 fois et 4 fois supérieurs à ceux du tourisme international.
Vive les Vacances
Sans surprise, les vacances et les loisirs sont la première motivation ( 51 %) des déplacements touristiques devant les séjours familiaux, de santé, pèlerinages . Le tourisme d’affaires arrive en 3ième position .
Décollage immédiat
Symbole de l’évasion, l’avion est le mode de transport privilégié du tourisme ( 51 %) devant la voiture.
Loin derrière ,le train ( 2%) a perdu de sa gloire, alors qu’il a été ,à l’origine,la locomotive du tourisme moderne.
Mais attention à l’amalgame avion -voyage lointain et à l’image séduisante mais réductrice de l’avion décollant vers une île exotique.
Le tourisme international traduit avant tout des déplacements entre pays d’une même zone géographique. Les voyages lointains ne représentent que 20 % des séjours, même si leur part doit augmenter dans les prochaines années.
La percée des économies émergentes
Aujourd’hui, ce sont les pays dits avancés et l’hémisphère nord qui récoltent l’essentiel ( près des 2/3) des recettes touristiques.
Mais depuis quelques années, ce sont les économies émergentes ( symbolisées par les pays du BRIC) qui tirent le développement du tourisme international. Ce phénomène va d’ailleurs se poursuivre et s’accentuer .A l’horizon 2020, certains classements du palmarès seront bouleversés, à l’exemple de la Chine qui s’affirmera 1ière destination mondiale, détrônant la France.
L’Europe toujours star, mais vieillissante
Elle reste la 1ière région touristique : première destination d’accueil ( la moitié des arrivées internationales) , 1ière bénéficiaire des recettes et en même temps 1ier marché émetteur de touristes .
Beau palmarès, mais qui ne doit pas cacher la perte de parts de marché, année apres année.
En 1990, l’Europe recevait 60% des visiteurs internationaux . En 2020, elle sera descendue à 46 %
En sens enverse, l’Asie Pacifique, 2ième région sur le podium gagne des parts de marché, avec une croissance double de la moyenne
Dans ce concert, les îles du Sud de l’océan Indien ont un poids marginal ne recevant que 0,2 % des flux internationaux.
Le podium des destinations nationales :la percée de la Chine
En terme d’arrivées, la France garde la vedette précédant les Etats Unis, alors que la Chine, symbole de la poussée des nations émergentes, ravit la 3ième place à l’Espagne.
En terme de recettes, les « anciennes » tiennent toujours la barre ( Etats- Unis, Espagne, France) mais la Chine talonne la France ,qui risque de lui abandonner la 3ième marche du podium en 2011.
Les Maldives, superstar de l’océan Indien
Certes, avec 792 000 touristes en 2010 l’archipel est devancé par Maurice.
Mais en terme de croissance il est champion en toutes catégories de la zone (+ 20,7% en 2010, + 15,6 % sur les premiers mois 2011)
A ce rythme, le million de touristes est tout proche, de même que la 1ière place dans l’océan Indien.
A signaler tout particulièrement le quasi doublement de la clientèle chinoise entre 2009 et 2010. Désormais les chinois(118.000) sont la 1ière clientèle nationale.
Une concurrence redoutable pour Maurice qui ne cache pas ses ambitions sur ce marché.
Villes- destinations : les monstres sacrés résistent
Une enquête du groupe Mastercard révèle le palmarès 2011 des grandes capitales du tourisme
Sur la fréquentation, l’Europe place 5 villes dans le Top 10 et surtout Londres ( 20 millions de visiteurs annuels) et Paris en 1 et 2ième position .Bangkok occupe la 3ième place précédant les villes stars de demain : Shanghaï , Hong Kong , Dubaï.
Mais l’Europe sait aussi se renouveler : parmi les grandes villes du monde, Barcelone affiche la plus forte croissance de fréquentation.
Sur les recettes, les monstres sacrés assurent ( dans l’ordre Londres, New-York, Paris… ) , mais ils sont peu à peu rattrapés par les « ambitieuses » Istanbul, Barcelone, Dubaï ,qui connaissent une progression record.
La croisière s’amuse
Longtemps victime d’une image vieillotte ( la riche veuve américaine en goguette !) le produit croisière bat des records : 500 000 croisiéristes en 1970, près de 20 millions actuellement.
Symbole de cet essor, le lancement de onze bateaux entre 2010 et 2012 par le groupe européen Costa, filiale du n° 1 mondial,l’américain Carnival
Il est vrai qu’en quelques années, l’offre s’est diversifiée, avec de nouveaux itinéraires ( la Méditerranée s’affirmant comme 2ième destination mondiale derrière les Caraïbes). Elle s’est modernisée : de simples moyens de transport, les paquebots, toujours plus confortables malgré la course au gigantisme, sont devenus de véritables centres de séjours-loisirs (golf, spa, tennis…)
Le bateau est une destination en lui-même et l’escale n’apparaît plus aussi essentielle.
Et pour couronner le tout, les prix sont désormais plus accessibles
La mer toujours en vogue
Au-delà de tous les articles et enquêtes sur les nouvelles pratiques ( mais sans qu’il y ait d’ailleurs contradiction) les attentes privilégiées des touristes de loisirs sont le repos et la tranquillité (baromètre IPSOS – Europ Assistance sur les vacances des européens). L’image carte postale du « bord de mer » correspond à la réalité : la grande majorité des vacanciers européens ( 2/3 des partants) déclare vouloir « partir à la mer » .
Vos réactions :
il y a 3 réactions.Réunion forever
Comme Nelly je viens d'avoir un vrai coup de foudre pour la Réunion. Je suis rentré il y a une semaine et j'ai déjà envie de repartir. Mais avant je dois partir à fréjus et je recherche une location vacances fréjus avant mon départ.
La Réunion
je reviens d un séjour à La Réunion,quel choc !quel éblouissement, une révélation !svp, pas trop de touristes !qu ils aillent à Maurice !Je suis tombéeen amour !
beni ui ui
ben ui faut pas comparer les maldives et la reunion enfin bon n'avez vous pas compris que le vrai tourisme c non pour la reunion arretons de perdre notre argent les gens vont moins loin ou c mieux et moins cher basta et maurice nous fait bcp d'ombre c sur alors tournons nous vers autre chose quand ca marche pas ca marche pas ca n'a jamais marché point et puis quand on voit tous les loupés récents absence de change, incendies de foret, requins etc on fait profile bas ca c une vraie campagne anti touristique
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