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L’éclairage de l’économie
Les impacts de la chute de la capitalisation boursière
Publié : jeudi 11 août 2011 à 09:19
- Modifié : 11/08/2011 à 10:33
L’actualité de ces dernières journées et dernières heures est fortement marquée par l’effondrement des capitalisations boursières. Cette chute des cours et des indices boursiers peut laisser croire à une perte…mais de quelle perte s’agit-il ?
Une prise de recul s’impose pour ne pas céder à n’importe quel comportement irrationnel. En fait cette baisse importante des indices se traduit par aucune destruction monétaire mais peut avoir des répercussions indirectes.
Plus précisément, cette situation d’effondrement des bourses implique surtout une crise de confiance qui, si elle ne s’arrête pas immédiatement, peut contaminer l’économie réelle. « Pour citer l’entrepreneur lambda : « il se passe quelque chose, donc j’arrête mes investissements et je licencie… », observe Christian Parisot, chef économiste chez Aurel BGC.
En ce qui concerne, les petits actionnaires, la perte réelle n’est pas forcément estimable ou quantifiable car elle va dépendre des valeurs d’achat et de revente des actions, si ils les revendent. Car sur ce plan, toute baisse non constatée par une vente n’est pas réelle. Il faut savoir faire le dos rond et attendre que la tempête passe. Néanmoins, selon la nature des ménages ou leur localisation géographique, les conséquences sur leurs réactions peut être différentes.
En effet, dans les systèmes nationaux où les retraites sont fondées sur des régimes par capitalisation (par exemple aux Etats-Unis), les ménages peuvent être tentés d’accroître leur épargne et donc de moins consommer en cas d’effondrement des cours qui se poursuivrait. Cela serait alors dommageable à l’économie qui a besoin du ressort de la consommation pour dynamiser sa croissance.
Dans les autres systèmes nationaux où les placements en bourses relèvent davantage d’un arbitrage spéculatif ou de support de diversification de son patrimoine (par exemple en France), les petits porteurs, effrayés par tant de crise à répétition, vont alors faire des choix de précaution, quitter la bourse pour se réfugier sur la pierre ou d’autres actifs comme l’or. Cela est déjà le cas puisque plus d’une tiers des petits porteurs français ont déjà quitté la bourse depuis 2008.
De plus, l’augmentation des cours de l’or soutien cette tendance même si aujourd’hui la demande d’or relève plus souvent d’acteurs institutionnels. Enfin, ces repositionnement vers la pierre pourraient entrainer une augmentation des prix de l’immobilier ce qui là encore a déjà été observés dans des grandes capitales comme Paris.
Pour les entreprises cotées, qui espéraient pouvoir se financer sur les marchés, cette effondrement même ponctuel est préjudiciable sur le court terme. En effet comment attirer de nouveaux investisseurs devenus plus frileux à l’égard de la bourse. Dès lors, ces entreprises grandes et moyennes vont voir leur capacité de financement direct amoindrie et vont donc reporter certains projets ou augmentation de capital. Là aussi, un autre moteur indispensable à la reprise, l’investissement, va voir son envergure réduite.
Enfin en ce qui concerne les acteurs financiers et institutionnels des places boursières, les effets directs et indirects sont visibles et importants. Par exemple, les valeurs bancaires souffrent énormément touchées par la crise de confiance en le système financier en général, par leur degré variables d’exposition aux dettes publiques des pays européens, par leur capacité variable à se mettre à jour des nouvelles règles dites de Bâle III.
Au total, plusieurs banques ont vu leur valeur boursière s’effondrer énormément depuis deux semaines (Société Générale, BNP, Crédit Agricole,…). Il en va de même pour d’autres acteurs institutionnels tels que les fonds d’investissement qui s’appuient en général sur la confiance des investisseurs. Celle-ci étant fortement entamée, ces fonds pourraient voir leur activité être significativement réduite voir paralysée pendant quelques temps. Là encore, ce sont des projets d’investissements qui risquent de ne pas se dérouler.
Au total, on voit que les impacts des chutes des cours sont surtout indirects sur l’économie réelle. Il convient de dire que la sagesse semble être d’attendre que l’orage passe. Mais cela est facile à dire car nous sommes bel et bien au centre d’un conflit entre deux dimensions temporelles divergentes : celles des financiers qui ne peuvent attendre, doivent protéger les portefeuilles de leurs clients et donc faire des arbitrages qui peuvent accélérer la débandade.
Celles des investisseurs, pour lesquels la dimension long terme est importante et qui font en général fi des volatilités. Laquelle des deux rationnalités l’emportera, influencera la poursuite du processus de baisse ou son arrêt. Un premier sentiment sur l’avenir est issu des dernières journées de baisse et peut laisser poindre une certaine lueur d’espoir : les trois journées de baisse (vendredi 5, Lundi 8 et Mercredi 10) ont eu des causes différentes…
Elles ne participeraient pas d’une lame de fond structurelle sur le marché. La volatilité et l’anxiété sont aujourd’hui les grandes causes du mal (indépendamment des problématiques budgétaires structurelles qu’il faut résoudre et pour lesquelles certains Etats commencent à prendre des engagements douloureux). Les prochaines journées seront décisives pour éclairer sur les capacités de rebond des investisseurs et donc des marchés. Dans cette période de stagflation (faible croissance et inflation) promise, d’austérité attendue, de tensions politiques et sociales prévisibles, les marchés doivent au plus vite réduire leur volatilité excessive et génératrice de surdosages irrationnels.
Vos réactions :
il y a 1 réaction.Attention au manque de liquide dans les banques
Il est vrai que nous ne sommes plus sûr de récupérer nos sous dans les banques. Dans la banque postale pour retirer une certaine somme de son compte courant, il a fallu attendre 5 jours à un client, qui n'est plus un usager. - La poste étant devenue une entreprise privée qui gagne de l'argent selon le receveur, pardon, le chef d'établissement. Attendre 5 jours et vous faire marner jusqu'à la dernière minute, parce que disent -ils au tel " les fonds ne sont pas arrivés. Il a fallu que le client menace la Poste de porter plainte au procureur pour old up sur son compte pour qu'enfin le vendredi 5 août il est prévenu un quart d'heure à l'avance qu'il peut venir retirer ses fonds. Pour cela la poste a fait un espèce de chantage, à savoir pourquoi vous retirez ces fonds - des fonds qui appartiennent au client. Il aurait fallu qu'il justifie vis à vis de la Poste de St André ce qu'il allait faire de son argent, alors que dans une combine d'achat d'action qui devait rapporté 23% sur 3 ans, il y a quelques année, il s'est fait baisé de 35 000francs. Pour gagner du temps vous avez sans doute remarqué que plus souvent que d'habitude les DAB sont en panne - bug informatique disent-ils à la Poste - donc impossible de retirer des sous même au guichet, ou alors encore, les fonds ne sont pas arrivés. Il se passe de droles choses dans les bureaux de poste, et cela jusqu'en France. Un incident grave s'est déroulé à Brive, un client, énervé de ne pouvoir retirer son argent s'est énervé et a tout casser dans le bureau de poste, qui a appelé la police pour sortir le client floué. On court effectivement le risque de ne pouvoir retirer que 200€ par semaine de son compte – il y aurait un manque de liquidité générale dans les banques – qui vont même demand » aux clients de leur prêter de l’argent incroyable mais vrai – ce n’est plus la banque qui prêterait de l’argent, mais le client. Visitez le blog suivant , un averti vaut deux : http://www.jovanovic.com/blog.htm
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