Groupe Caillé,
Économie
Groupe Caillé : l’inquiétude grandit dans les rangs des salariés
Publié : jeudi 9 juin 2011 à 11:25
- Modifié : 9/06/2011 à 11:40
Au lendemain de la validation du plan de restructuration par le tribunal mixte de commerce, plusieurs personnes employées par le groupe Caillé se disent à bout de nerfs. La Direction du groupe a évoqué des départs volontaires. Cette annonce a mis en alerte les représentants des syndicats qui redoutent "des départs en misouk", autrement dit contraints.
Les nombreux rendez-vous avec la justice ont mis le moral des salariés à zéro. Les employés du groupe Caillé qui affichent pour certains plus de vingt ans de boîte ne savent plus comment appréhender l’avenir.
La validation de la procédure de sauvegarde par le tribunal mixte de commerce de Saint-Denis a certes permis à ces hommes et femmes de conserver un mince espoir. Mais le plan de restructuration qui doit permettre au groupe en déclin d’éponger des dettes colossales, d’un montant excédant les 250 millions d’euros, doit encore être validé par les créanciers.
Aujourd’hui, les discours rassurants ne suffisent pour les salariés. Interrogé, le délégué syndical de la société Sodexpro - spécialisée dans l’achat de marchandises pour les magasins Leader Price et Casino de la Réunion - se disait très inquiet quant à l’évolution de la situation. Et pour cause : le groupe Caillé aujourd’hui dirigé par Philippe Lauthier a fait savoir que les départs volontaires seraient privilégiés.
Pour les syndicats, cette nouvelle sonne comme un coup de tonnerre. Le délégué syndical Philippe Maillot explique en effet que sous couvert de "départs anonymes", la Direction pourrait fixer aux salariés "des objectifs inatteignables" pour, à terme, les pousser vers la sortie. Philippe Maillot va jusqu’à évoquer des "départs en misouk".
Le tribunal de commerce de Saint-Denis a fixé un nouveau rendez-vous au groupe Caillé. Le 13 septembre prochain, après consultation des créanciers, les administrateurs judiciaires annonceront la mise en oeuvre ou non du plan de sauvegarde. La société Sodexpro emploie 150 salariés. Ces-derniers sont suspendus à la décision des créanciers. Ils espèrent ne pas subir le même sort que la société Kolors Automobile, sur le point d’être vendue.
Vos réactions :
il y a 3 réactions.et on dit "merci" à qui ?
"merci" patron ! les employés ont fait tout pour que le patron puisse gagner de l'argent, à l'inverse le patron avec trop d'argent a voulu faire comme les autres " grands patrons de france" ! mais il en résulte des échecs et mat ! quand on voit dans l'éducation qu'un départ à la retraite n'est pas remplacé, et que la un employé qui avec ou sans contrainte est mis à la "porte" ! c'est que l'exemple est bien appliqué. tenez bon les employés ! vous êtes ceux qui maintienne votre gagne pain ! celui d'en haut lui mange déjà du pain sec.
Ah, les banques
Les banquiers ont joué un rôle un peu flou et très peu courageux. Avant le marasme économique, ils se déplaçaient pour proposer leurs services, puis lorsque les divers scandales (Madoff, et autres traders...) ces chers professionnels ont saisi l'occasion pour durcir les conditions aussi bien vers les professionnels que vers la clientèle privée, la lente descente aux enfers a alors commencé pour tous, y compris le groupe CAILLE.
Dans le même temps, le changement de politique, qui mène les français par le bout du nez(ils ne vivent que pour ça), a bouleversé les programmes en cours. Heureusement dans certains cas (le tram-train aurait coûté 1 milliard de plus au final, exemple entre autres), les chantiers se sont fait rares, le matériel s’est très difficilement vendu, des entreprises ont mis la clé sous la porte. Les entreprises, toutes activités confondues, ont perdu leur chiffre d’affaires à cause de la frilosité des banques envers leur clientèle. Plus de financement pour l’achat de biens de consommation, le public en général a réduit les dépenses au minimum vital, l’économie s’est cassée la figure. Pour preuve, des banques dans le rouge à l'époque, avec des pertes importantes, ont affiché de gros bénéfices à nouveau.
Le riche restera riche, car il a les moyens de survivre quand c’est difficile, la classe intermédiaire s’asphyxie car elle finance plus proportionnellement l’aide sociale, et le pauvre, au fond du trou, ne peut pas descendre plus bas.
En clair, lorsque l’on est riche et que les temps sont difficiles, on va moins souvent en vacances, on diffère le changement de sa voiture haut de gamme, la construction de son prochain immeuble, voyages dans d’autres pays avec baisse de gamme d’hôtels.
La classe intermédiaire, se serre la ceinture, travaille plus pour ne pas perdre son emploi et fait en sorte que le patron ne licencie pas. Ceux là cotisent de plus en plus pour financer la classe ci-dessous.
Cette autre classe non citée plus haut qui accueille, ceux qui ne travaillent pas et ont la bouche ouverte vers le ciel pour ingurgiter tout ce qui tombe gratuitement, les aides, les subventions, les primes de Noël, les logements gratuits, les billets d’avion à bas prix. Cette classe n’a jamais aussi bien vécu.
Enfin, les pauvres, les petits retraités, sont au fond du trou et ne peuvent qu’attendre…
faudrait se bouger !
Les salariés du groupe Caillé attendent quoi au juste pour se bouger, de recevoir leur lettre de licenciement ? Une bonne grève sur l'ensemble du groupe pour demander des comptes à leur patron et exiger de lui qu'il prenne y compris sur sa fortune personnelle pour maintenir salaires et emplois serait la bienvenue ! Travailleurs de Caillé, faites vous entendre, personne ne le fera à votre place. L'Etat et sa justice, les banques ne font de cadeaux qu'aux patrons, ils ne vous en feront pas !
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