Économie
Alliance contre Gironcel : le PCR parle de trahison
Publié : mercredi 1er février 2012 à 08:22
Le 5 février prochain, Yolande Pausé, Daniel Alamélou et Antonio Grondin, feront front commun pour affronter l’ancien maire de Sainte-Suzanne investi par le Parti Communiste Réunionnais lors du second tour de l’élection municipale. Après l’annonce officielle de cette union contre Maurice Gironcel, le PCR a tenu à renouveler son soutien au candidat Maurice Gironcel. Le bureau n’hésite pas à employer le mot de trahison pour qualifier la stratégie des deux candidats issus pourtant de la même famille politique.
Dans un communiqué, le PCR a tenu à rappeler sa position :
"Le premier tour des élections municipales partielles à Sainte Suzanne a mobilisé 68% de l’électorat. Cette participation massive des électeurs et électrices donne raison au PCR d’avoir provoqué ce scrutin et confirme le principe que seul le peuple peut désigner son maire, et personne d’autre.
La population a placé Maurice Gironcel largement en tête avec 1500 voix d’avance sur le second. Les électrices et les électeurs ont brillamment déjoué la manœuvre des candidats qui voulaient faire croire qu’ils étaient soutenus par le PCR.
La clarification est totale.
Ce vote massif en faveur de Maurice Gironcel témoigne de l’attachement et de la solidarité de la population envers lui et qu’elle estime qu’il a été injustement frappé. Ce vote constitue aussi une approbation du geste des élu(e)s qui ont respecté leur parole de repartir devant le peuple ; ces élu(e)s n’ont jamais douté de l’adhésion du peuple dans leur démarche exemplaire. Par contre, c’est une condamnation sans appel des élu(e)s qui ont trahi leur engagement.
Dès que les résultats ont été connus, ceux-là et celles-là qui n’ont pas respecté la parole donnée auraient pu tirer toutes les leçons du scrutin et se soumettre à la sanction populaire. Ils continuent dans l’entêtement et l’erreur. Dans la logique de la trahison, ils s’associent sur une même liste avec l’Ump, parti de Nicolas Sarkozy. Tromper le PCR ne leur suffisait pas ; ils veulent maintenant remettre en cause le choix populaire du premier tour.
Le PCR, fidèle à ses convictions, et en mémoire du combat de Lucet Langenier, appelle la population de Sainte Suzanne à enlever tout espoir à Nicolas Sarkozy et ses partisans. En conséquence, il appelle à voter massivement pour Maurice Gironcel."
"Le premier tour des élections municipales partielles à Sainte Suzanne a mobilisé 68% de l’électorat. Cette participation massive des électeurs et électrices donne raison au PCR d’avoir provoqué ce scrutin et confirme le principe que seul le peuple peut désigner son maire, et personne d’autre.
La population a placé Maurice Gironcel largement en tête avec 1500 voix d’avance sur le second. Les électrices et les électeurs ont brillamment déjoué la manœuvre des candidats qui voulaient faire croire qu’ils étaient soutenus par le PCR.
La clarification est totale.
Ce vote massif en faveur de Maurice Gironcel témoigne de l’attachement et de la solidarité de la population envers lui et qu’elle estime qu’il a été injustement frappé. Ce vote constitue aussi une approbation du geste des élu(e)s qui ont respecté leur parole de repartir devant le peuple ; ces élu(e)s n’ont jamais douté de l’adhésion du peuple dans leur démarche exemplaire. Par contre, c’est une condamnation sans appel des élu(e)s qui ont trahi leur engagement.
Dès que les résultats ont été connus, ceux-là et celles-là qui n’ont pas respecté la parole donnée auraient pu tirer toutes les leçons du scrutin et se soumettre à la sanction populaire. Ils continuent dans l’entêtement et l’erreur. Dans la logique de la trahison, ils s’associent sur une même liste avec l’Ump, parti de Nicolas Sarkozy. Tromper le PCR ne leur suffisait pas ; ils veulent maintenant remettre en cause le choix populaire du premier tour.
Le PCR, fidèle à ses convictions, et en mémoire du combat de Lucet Langenier, appelle la population de Sainte Suzanne à enlever tout espoir à Nicolas Sarkozy et ses partisans. En conséquence, il appelle à voter massivement pour Maurice Gironcel."
Vos réactions :
il y a 3 réactions.Comment peuvent-ils se dire du PCR ?
"Lorsqu'un anticommuniste me félicite, je me demande quelle bêtise j'ai pu faire".
Depuis plusieurs jours, cette question, Mme. Pausé aurait pu se la poser puisqu'elle se dit PCR. Quant à M. Alamélou, c'est depuis plus de 3 mois que les adversaires du PCR le cajolent, lui font la courte-échelle et l'incitent au reniement.
Soyons clairs : au sein d'un parti et singulièrement au sein du PCR, il existe une discipline : celle du respect des orientations définies par le congrès. Cela ne signifie pas qu'on doive renoncer à faire valoir son opinion. Le comité central du PCR est certainement l'un des endroits où la discussion est libre et où tous les points de vue peuvent s'exprimer. Certaines sections, à leur demande, y sont même surreprésentées par rapport au faible nombre de leurs adhérents. Au cours des discussions sur les rapports, chacun peut intervenir à sa guise pour faire part de son analyse, y compris si elle diffère de celle du rapporteur.
Il en est de même à l'occasion des nombreuses réunions permettant d'élaborer les propositions de thèses et résolutions de congrès. Or, à cette occasion, les positions arrêtées par le PCR, sa vision de l'avenir de La Réunion et les moyens politiques à mettre en oeuvre recueillent l'adhésion des instances du PCR et sont adoptés par le congrès.
Et pourtant, à l'occasion d'élections, certaines et certains se découvrent subitement en complet désaccord avec leur parti. Sur quelles bases ? Ont-ils (elles) un projet différent pour l'avenir de La Réunion ? Si tel était le cas - et, après tout, pourquoi pas ? - quelles sont les raisons qui les ont empêché(e)s d'exposer ce projet différent à l'ensemble de leur parti ?
Force est de constater que tel n'est pas le cas. On se retranche derrière des considérations personnelles, des blessures d'égo alléguées, bref, on se plaint de son sort et, à ce titre, on fait l'impasse sur le devenir de tous les autres.
Comment justifient-ils (elles) leur reniement ? : Je me sens blessé(e) ?, alors peu importe l'avenir de mon île, je règle mes petits comptes personnels sur le dos de celles et ceux dont je sollicite les suffrages… pour un projet politique différent ? NON : en réalité pour préserver ma position de rentier (ère) politique.
Cela se fait au mépris du long et patient travail historique, de tous les sacrifices consentis par des générations de militants, pour construire un projet politique et bâtir l'outil, le PCR, permettant de faire passer ce projet dans la vie quotidienne.
Et cheminant ainsi, ils (elles) n'hésitent pas à rechercher - et obtenir - le soutien de ceux-là mêmes qui font profession d'être des adversaires résolus du parti … dont, contre l'évidence même, ils (elles) prétendent être toujours membres.
Réponse(s) au message
idem avec la Russie
La dictature avec Poutine. Idem ici ???
1er février 2012 - Ã 14:15
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